Né dans le contexte de la domination coloniale britannique, le Parti travailliste (PTr) célèbre ses 90 ans avec un congrès prévu aujourd’hui, dimanche 1er mars. Plus ancienne formation politique encore active du pays, il revendique un rôle central dans la construction de l’île Maurice contemporaine.
Le 23 février 1936, le Dr Maurice Curé lançait un mouvement de contestation sociale appelé à devenir l’une des forces politiques majeures de l’océan Indien. Neuf décennies plus tard, le PTr aborde cet anniversaire fort d’un parcours intimement lié à l’évolution institutionnelle, sociale et économique du pays.
C’est sous sa bannière que Maurice accède à l’Indépendance en 1968, sous la conduite de Sir Seewoosagur Ramgoolam. Le parti associe également son action gouvernementale à la mise en place progressive de mécanismes de protection sociale structurants : accès universel aux soins, éducation gratuite, dispositifs d’assistance sociale. Autant de piliers qui ont façonné le modèle mauricien.
Au fil des décennies, le PTr a aussi été aux commandes lors de phases déterminantes de transformation économique : diversification des activités au-delà du sucre, modernisation des infrastructures nationales et ouverture accrue vers les marchés internationaux.
Revenu au pouvoir après les législatives de novembre 2024, sous la direction de Navin Ramgoolam, le parti met désormais en avant des priorités telles que l’assainissement des finances publiques, la modernisation de l’appareil d’État, la lutte contre les trafics de drogue et l’adaptation aux enjeux écologiques et numériques.
Le congrès de ce 1er mars, organisé à l’Auditorium Octave Wiehe et reporté d’une semaine en raison d’un déplacement officiel du Premier ministre Navin Ramgoolam en Inde, constitue le premier grand rassemblement du parti depuis son retour aux affaires. L’événement se veut à la fois commémoratif et prospectif.
Ministre, députés et ancien cadre du parti livrent leurs regards croisés sur neuf décennies d’histoire et sur les défis à venir.
Arvin Boolell : « Un des plus grands partis politiques de l’hémisphère sud »
Pour Arvin Boolell, ministre de l’Agro-industrie, de la Sécurité alimentaire, de l’Économie bleue et de la Pêche, les 90 ans du Parti travailliste constituent « un succès retentissant qui demande de grandes célébrations et des félicitations », mais aussi « un grand devoir de mémoire ». Cet anniversaire renvoie, selon lui, à « l’histoire de la création d’un des plus grands partis politiques de l’hémisphère sud », né dans le contexte de la domination coloniale britannique.
Il rappelle que la création du Parti travailliste est indissociable du mouvement syndical et des luttes sociales menées à partir des années 1930, sous l’impulsion de figures fondatrices comme le Dr Maurice Curé, Emmanuel Anquetil et de nombreux militants, les Sung and Unsung Heroes. « Ils ont lancé le Parti travailliste avec des valeurs travaillistes, inspirées de la lutte menée en Grande-Bretagne », souligne-t-il. Il évoque notamment les grandes grèves portuaires qui ont « interpellé le gouvernement colonial et le gros capital », contraignant ce dernier à revoir sa manière de faire.
Ces mobilisations, poursuit-il, ont conduit à l’arrestation de nombreux travailleurs, mais ont aussi provoqué des avancées majeures. « Cela a obligé le gouvernement colonial d’alors à amender la loi et à venir avec la Loi du Travail pour donner une meilleure protection aux travailleurs. » Il insiste sur le caractère long et difficile de cette lutte, prolongée ensuite par l’arrivée de dirigeants comme Sir Seewoosagur Ramgoolam.
À propos de Guy Rozemont, Arvin Boolell rappelle qu’il fut une figure de proue aussi bien au Parlement qu’en dehors. « Il était très provocateur, mais toujours avec un grand sourire, apprécié par la classe travailleuse et la classe moyenne. » Même l’oligarchie de l’époque, ajoute-t-il, « avait une appréciation de son travail », bien qu’il soit allé à l’encontre de politiques marquées par une forte mainmise sur l’économie.
Le ministre souligne ensuite que l’arrivée de Renganaden Seeneevassen et de Sir Seewoosagur Ramgoolam a permis d’accentuer les réformes structurelles, notamment « celle qui mènera à l’instauration du suffrage universel ». Il met également en avant la priorité donnée à l’enseignement, rappelant que le docteur Ramgoolam comptait parmi les premiers secrétaires à l’Éducation et que Seeneevassen en faisait un axe majeur de son action politique.
Évoquant la période de l’Indépendance, Arvin Boolell reconnaît qu’elle fut marquée par une forte polarisation et des moments difficiles de l’histoire du pays. Il estime toutefois que Sir Seewoosagur Ramgoolam a su « réconcilier ces différences pour forger une nation mauricienne ». Le père de la nation fut aussi, selon lui, « un père du développement économique », dont « le plus grand pilier a été l’éducation gratuite ».
Il fait également allusion à la contribution au parti de son défunt père, Sir Satcam Boolell, « qui s’est érigé comme rempart lorsqu’il y a eu un complot en vue de Hijack le PTr ».
Sur le plan économique, il rappelle l’importance des traités préférentiels, du protocole sucre à l’accord multifibres, ainsi que la collaboration avec d’autres leaders politiques, qui a contribué au développement du secteur des services et du tourisme. Il souligne également que « c’est le Parti travailliste qui a créé le premier ministère responsable de l’ICT », anticipant très tôt le rôle stratégique des technologies de l’information.
Abordant la période actuelle, Arvin Boolell estime que « la lutte aujourd’hui, c’est de réinventer la politique et l’économie », dans un contexte marqué par les contraintes imposées par des organisations internationales telles que le FMI ou Moody’s. Il affirme néanmoins que cette adaptation doit se faire sans renier les valeurs fondamentales du parti.
Il cite également la drogue parmi les défis sociaux majeurs auxquels le pays est confronté aujourd’hui, aux côtés d’autres enjeux comme le rétrécissement de la population, les effets du changement climatique et les mutations économiques en cours. Selon lui, ces défis imposent une réinvention des politiques publiques, afin de mieux préparer le pays aux réalités contemporaines.
Il met enfin l’accent sur le potentiel de l’économie bleue, soulignant l’importance stratégique de la zone économique exclusive de Maurice, les perspectives liées au développement portuaire, à la pêche, au tourisme de croisière et aux mécanismes de financement comme les Blue Bonds. « Nous devons mettre beaucoup d’emphase sur une politique économique, mais aussi sur un environnement sain avec un développement soutenu », déclare-t-il, évoquant la nécessité de partenariats stratégiques pour moderniser les infrastructures. Un terrain de Landscope a été identifié pour le développement d’une Special Economic Zone qui abritera des compagnies spécialisées dans le domaine de l’informatique. L’objectif, selon le ministre, est de favoriser la formation, l’innovation et la création d’emplois qualifiés, tout en positionnant le pays comme un pôle technologique régional.
En conclusion, Arvin Boolell rappelle que les 90 ans du Parti travailliste doivent être à la fois « des moments de célébration et de félicitations », mais aussi une invitation à penser l’avenir. Il insiste sur les défis sociaux, environnementaux et démographiques, la nécessité de renforcer la diplomatie et l’importance de réinventer le système éducatif en mettant l’accent sur « la science, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques ».
Anabelle Savabaddy : « L’histoire retiendra que nous avons sauvé le pays de l’abîme »
Pour Anabelle Savabaddy, les 90 ans du Parti travailliste renvoient d’abord à une « lutte majeure jalonnée d’obstacles et de persécutions contre lesquels le Dr Maurice Curé, Emmanuel Anquetil, Guy Rozemont, Renganaden Seeneevassen, Dr Sir Seewoosagur Ramgoolam, Sir Satcam Boolell et aujourd’hui le Premier Navin Ramgoolam ont tenu ferme ». La députée de la circonscription n°4 (Port-Louis Nord/Montagne Longue) replace cet anniversaire dans la continuité d’un combat mené, selon elle, par tous ces dirigeants. « Malgré les coups bas des adversaires politiques ou économiques, le Parti Travailliste est resté fidèle à sa vocation première : c’est-à-dire d’être le parti du peuple. Que ce soit dans les bons ou les mauvais moments. »
Elle souligne que l’exercice du pouvoir exige « du courage, de la ténacité mais une vision pour aller de l’avant », rappelant que « rien n’est facile en politique. Encore moins quand vous êtes au gouvernement ». Interrogée sur les contributions majeures du parti, elle rappelle : « Il y a d’abord eu l’émancipation de la conscience politique des travailleurs, en leur faisant connaître leurs droits et leurs pouvoirs. Ensuite il y a eu cette longue marche vers l’indépendance. Ce concept de liberté à laquelle nous sommes fortement attaché au PTr. » Elle cite également l’État-providence — éducation gratuite, santé gratuite, allocations sociales — ainsi que la modernisation des infrastructures, notamment l’aéroport, le port et le Cruise Terminal. « Tout n’est pas rose. Mais l’histoire retiendra que nous avons sauvé le pays de l’abîme à des moments les plus critiques de notre histoire », affirme-t-elle.
Quant à l’avenir, elle assure que fidélité aux principes et adaptation ne sont pas incompatibles. « Nous n’avons jamais trahi ni transgressé sur nos principes, ce qui nous a permis de traverser le temps en gardant notre base électorale intacte. Certes, dans un monde en mutation permanente, il faut des ajustements et de l’adaptation. Nous sommes conscients des attentes de la population et nous travaillons chaque jour à réaliser nos projets pour une île Maurice plus sûre et prospère. Depuis novembre 2024, nous avons rétabli la liberté des Mauriciens, le respect du « rule of law » et la méritocratie. »
Elle évoque la nécessité de « rester jeune dans l’esprit », de comprendre la digitalisation de la société, mais aussi de transmettre l’histoire du combat travailliste aux nouvelles générations. Parmi les priorités qu’elle mentionne figurent la réforme électorale « sans toucher aux garanties constitutionnelles comme le Best Loser System », la conclusion du traité sur les Chagos et le maintien d’une proximité entre élus et population.
Sarat Lallah : « L’architecte même de la structure sociale et économique du pays »
Pour Sarat Lallah, les 90 ans du PTr constituent « une étape marquante », d’autant plus que le parti est revenu au pouvoir depuis novembre 2024. L’ancien secrétaire général et ex-ministre inscrit cette longévité dans une lecture institutionnelle. « Le PTr est l’architecte même de la structure sociale et économique du pays, et demeure pour moi une force majeure et incontournable sur l’échiquier politique, laissant une marque indélébile. Depuis sa création, il a conduit le pays à l’indépendance dans la paix, la justice et la liberté. » Après neuf décennies, dit-il, le parti « incarne la continuité de l’État et est bien en selle vers son centenaire dans dix ans ».
Il retrace l’évolution historique du mouvement fondé le 23 février 1936 pour la défense des droits des travailleurs. Il rappelle notamment l’obtention du droit de se syndiquer, l’élargissement du suffrage en 1948, le suffrage universel en 1959, le droit de vote à 18 ans en 1976, l’éducation gratuite au secondaire dès 1977 ainsi que la mise en place de l’État-providence. « L’histoire du Parti Travailliste et celle de Maurice sont indissociables. Le PTr a donné aux travailleurs leurs droits et leur dignité. »
Il évoque l’adhésion de Maurice aux Nations Unies, au Commonwealth, à l’Union africaine, à la SADC, au COMESA et à l’IOR. Il souligne également la diversification économique, du tourisme au textile en passant par l’offshore. « Dans l’ère moderne sous le leadership de Navin Ramgoolam, l’informatique et la libéralisation des télécommunications a vu une révolution dans les TICs depuis la création du ministère de l’Informatique et des Télécommunications en juillet 1997. Enfin la libéralisation des ondes en 2000 a permis l’émergence des radios privées dans le pays », ajoute-t-il.
Concernant la période actuelle, il parle d’une « tâche herculéenne » de redressement économique, menée avec les partenaires de l’Alliance du Changement, « qui se fait au détriment de sa popularité ». Il cite aussi les défis liés à l’environnement, à la drogue, à la sécurité et à la réforme électorale. Le parti, ajoute-t-il, entend accompagner la transformation numérique et l’adoption de l’intelligence artificielle dans le cadre du Blueprint « Bridge to the Future » (2025–2029).
Nitish Beejan : « La fondation sur laquelle notre Maurice moderne a été bâtie »
Le député de la circonscription n°6 (Grand Baie/Poudre d’Or), Nitish Beejan, décrit les 90 ans du PTr comme « un anniversaire historique pour Maurice » permettant de mesurer le chemin parcouru depuis 1936, et de reconnaître son empreinte indélébile sur la nation. « Son héritage ne se limite pas à une liste de réalisations, mais représente la fondation sur laquelle notre Maurice moderne a été bâtie », affirme-t-il.
Il organise son analyse autour de plusieurs piliers. D’abord, « l’architecture de l’État-Nation et de la souveraineté », avec l’Indépendance de 1968 obtenue sous la direction de Sir Seewoosagur Ramgoolam et la construction d’une vision multiculturelle visant à transcender les clivages communautaires.
Ensuite, la création de l’État-providence et de « l’ascenseur social », à travers l’éducation gratuite, la santé gratuite, les pensions et la protection sociale. Il estime que ces mesures ont permis l’émergence d’une large classe moyenne éduquée et consolidé la stabilité du pays. Il voit dans le transport gratuit pour les étudiants et les seniors « la continuation logique de cette philosophie, adaptée aux besoins de mobilité du 21e siècle ».
Il met également en avant l’institutionnalisation du dialogue social et des droits des travailleurs, rappelant les combats pour la légalisation des syndicats, le droit de grève et l’amélioration des conditions de travail.
Enfin, il évoque la tradition de stabilité politique et de démocratie parlementaire, estimant que le parti a contribué à ancrer Maurice dans des transitions de pouvoir pacifiques. « Dans un océan Indien parfois marqué par l’instabilité, le PTr a ancré Maurice dans une tradition de démocratie parlementaire, de débats d’idées et de transitions de pouvoir pacifiques. Même dans l’opposition, il a toujours joué le jeu des institutions, contribuant à la maturité démocratique du pays. »
S’agissant des défis actuels, il parle d’« inflation des attentes » et souligne que l’enjeu est désormais de passer « d’un État-providence “quantitatif” (pour tous) à un État-providence “qualitatif” (de haut niveau pour tous), sans créer un système à deux vitesses ».
Stéphanie Anquetil : « Bien plus qu’une simple formation politique »
Pour Stéphanie Anquetil, députée de la circonscription n°18, les 90 ans du Parti travailliste dépassent largement la commémoration politique. Elle y voit « bien plus qu’une simple formation politique », mais « une histoire, un combat et une conscience sociale ».
« Depuis plus de 90 ans, il porte la voix des travailleurs, des plus modestes et de ceux que l’on n’entend pas. Il est, pour moi, le symbole de la justice sociale, de la dignité et de l’émancipation du peuple mauricien », affirme-t-elle.
Elle tient également à déconstruire une critique souvent adressée au parti. « Contrairement aux idées reçues, le Parti Travailliste n’est pas un parti familial. Il est, au contraire, le seul parti politique à Maurice à avoir été dirigé, depuis sa création, par six leaders différents — preuve d’une tradition démocratique solidement ancrée. »
Elle rappelle la succession de dirigeants, de Dr Maurice Curé à Emmanuel Anquetil, Guy Rozemont, Sir Seewoosagur Ramgoolam, Sir Satcam Boolell et Dr Navin Ramgoolam, en soulignant que ce dernier n’a pris la direction du parti qu’en 1991, six ans après le décès de Sir Seewoosagur Ramgoolam. « Ces faits sont indiscutables : la direction du Parti Travailliste repose sur une légitimité démocratique, sur le choix des militants et sur la fidélité à des valeurs, non sur une simple filiation. »
S’agissant des contributions majeures du parti, elle met en avant les réformes sociales engagées sous différents leaderships. Elle cite l’élargissement des droits des travailleurs, la démocratisation de l’accès à l’éducation et la consolidation de l’État-providence. « À chaque étape de son histoire, le Parti Travailliste a fait un choix clair et assumé : placer l’humain au cœur de l’action publique. »
Concernant l’avenir, elle estime que l’identité du parti repose sur un ADN inchangé : « la justice sociale, l’égalité des chances et la solidarité envers les plus vulnérables ». Évoluer, dit-elle, ne signifie pas renier ses principes, mais les adapter aux réalités contemporaines.
Parmi les défis actuels, elle évoque la montée des inégalités, le pouvoir d’achat, l’emploi des jeunes et la sécurisation des opportunités économiques. Elle insiste également sur l’impératif environnemental, la lutte contre les effets du changement climatique et la nécessité d’une gouvernance renforçant la confiance citoyenne. Selon elle, le PTr doit incarner « une vision moderne, crédible et rassembleuse » pour continuer à jouer un rôle central dans le développement du pays.
À 90 ans, le Parti travailliste aborde une nouvelle étape de son histoire avec l’assurance d’un héritage profondément ancré dans la construction nationale. Des luttes ouvrières aux grandes conquêtes démocratiques, de l’Indépendance à l’édification de l’État-providence, le parti a marqué de son empreinte les principales mutations du pays. Aujourd’hui, fort de cette mémoire collective et revenu aux responsabilités, il affiche l’ambition de conjuguer fidélité à ses valeurs fondatrices et adaptation aux défis contemporains. Pour ses dirigeants, le cap est clair : poursuivre la modernisation du modèle mauricien sans en renier l’esprit. À l’orée de son centenaire, le PTr entend ainsi inscrire son action dans la continuité, avec la volonté affirmée de contribuer encore durablement au développement et à la cohésion nationale.


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