[Affaire Mamy Ravatomanga] La saga judiciaire se poursuit

La saga judiciaire entourant l’homme d’affaires malgache Mamy Ravatomanga a connu de nouveaux développements en cette fin de semaine. Après son opération chirurgicale du 7 novembre, le milliardaire a été autorisé par les médecins de la Cardiac Unit de l’hôpital Victoria à quitter l’établissement. Il bénéficie d’un congé médical de deux semaines, période pendant laquelle ses avocats ont négocié pour qu’il soit suivi dans une clinique privée, plutôt qu’en hôpital public. Il a demandé à être transféré à la Clinique Premium, demande qui a été acceptée. Le transfert s’est fait en ambulance, sous escorte de la FCC.

Pour rappel, Mamy Ravatomanga avait initialement été admis à l’hôpital Dr A. G. Jeetoo avant d’être transféré au Vacoas Detention Centre, où il avait signalé des problèmes de santé, puis à la Cardiac Unit de l’hôpital Victoria. L’enquête pour blanchiment d’argent, qui a conduit à un Criminal Attachment Order de Rs 7,3 milliards se poursuit activement.

Parallèlement, plusieurs protagonistes ont été libérés sous conditions. Nasser Beekhy, accusé d’entente délictueuse, a retrouvé la liberté après avoir payé une caution de Rs 500 000 et signé une reconnaissance de dette de Rs 1 million. La cour lui a imposé un couvre-feu strict de 22 h à 5 h, l’obligation de se présenter quotidiennement au poste de police de Vallée-Pitot, et l’interdiction formelle de contacter tout témoin. Sa prochaine comparution est fixée au 24 mars 2026.

De son côté, Junaid Haroon Fakim, ancien commissaire de la FCC, a été libéré contre une caution de Rs 500 000 et une reconnaissance de dette de Rs 1 million. Il reste soumis à un couvre-feu de 22 h à 5 h et doit se présenter chaque jour au poste de police de Floréal entre 6 h et 18 h.

Enfin, Jean David Christian Thomas, accusé d’entente délictueuse et de blanchiment d’argent pour un montant évalué à 20 milliards de dollars, a également été remis en liberté sous caution. Il devra respecter des conditions strictes similaires à celles imposées aux autres suspects et sa prochaine comparution est prévue le 4 décembre.

Ces développements montrent que l’enquête de la FCC avance à marche forcée, jonglant entre exigences judiciaires et préoccupations médicales, tandis que les protagonistes de cette affaire continuent d’attirer l’attention sur la scène publique.