[Affaire Ravatomanga] La Cour suprême maintient le refus de la libération sous caution

La Cour suprême a confirmé le maintien en détention de Mamy Ravatomanga, rejetant sa demande de révision de la décision du tribunal de Bail and Remand Court ayant refusé sa remise en liberté sous caution. Le jugement a été rendu le 26 mai 2026.

Dans un communiqué émis ce jeudi 28 mai, la Financial Crimes Commission (FCC) rappelle que l’homme d’affaires fait l’objet d’une enquête portant sur des accusations de blanchiment d’argent et de complot. Selon la FCC, il avait été arrêté le 24 octobre 2025 après être arrivé à Maurice à bord d’un jet privé. Il est provisoirement accusé de deux chefs de blanchiment d’argent impliquant des fonds allégués dépassant Rs 7,3 milliards, ainsi que d’un chef de complot en lien avec une tentative présumée d’influencer une enquête en cours de la FCC.

La Cour suprême a estimé que les éléments de preuve concernant l’accusation de complot étaient solides et que les risques de fuite ainsi que d’interférence avec des témoins demeuraient réels. Les juges ont également pris en considération les attaches jugées limitées de l’accusé avec Maurice, sa propriété présumée de plusieurs jets privés ainsi que des avoirs répartis dans plusieurs juridictions, notamment à Madagascar, en France, à Dubaï, aux Seychelles et dans les îles Vierges britanniques.

Le jugement souligne toutefois que le magistrat de la Bail and Remand Court n’avait pas suffisamment évalué la solidité des éléments de preuve concernant les accusations de blanchiment d’argent. La Cour suprême note cependant que l’enquête se trouvait à un stade préliminaire et qu’une importante analyse documentaire restait en cours.

Malgré ces observations, la Cour a conclu que la décision globale de refuser la libération sous caution était pleinement justifiée et devait être maintenue dans son intégralité.

Dans son communiqué, la FCC affirme qu’elle poursuivra cette enquête « avec toute la diligence requise », conformément à son mandat de lutte contre la criminalité financière et les infractions à caractère transnational.