[CNT] Sous le MSM, Vinay Appanah avait aussi empoché Rs 380 millions après la STC

Alors que le scandale des pièces détachées à la CNT continue de faire des vagues, un nom émerge avec insistance en toile de fond : celui de Vinay Appanah. En effet, c’est lui qui est associé à la compagnie « AV World Spare Parts Ltd », identifiée comme fournisseur clé dans des contrats totalisant plusieurs centaines de millions de roupies, l’homme d’affaires apparaît au croisement de plusieurs dossiers sensibles.

Comme révélé dans notre précédente édition, « AV World Spare Parts Ltd » s’est imposée comme un acteur incontournable dans l’attribution de contrats à la « National Transport Corporation » (CNT) entre 2020 et 2024. Avec plus de Rs 380 millions de contrats obtenus sur cette période, la société suscite aujourd’hui de sérieuses interrogations, dans un contexte où des pièces auraient été payées jusqu’à 25 fois leur prix réel. Mais au-delà des chiffres, c’est le profil même de son unique actionnaire qui intrigue.

Vinay Appanah n’est pas un inconnu dans le public. Il est le beau-frère de Jonathan Ramasawmy, ancien directeur de la « State Trading Corporation » (STC). Ils avaient tous deux, ensembles avec plusieurs autres protagonistes, été entendus dans le cadre de l’enquête judiciaire sur la mort de Kistnen en cour de Moka, plus particulièrement sur le volet des contrats publics octroyés durant le confinement. Une connexion qui prend une résonance particulière lorsqu’on se penche sur les contrats attribués durant la période du confinement sous le règne du MSM.

Pour rappel, durant la pandémie de Covid-19, la STC avait attribué plusieurs contrats, notamment pour la fourniture de kits de tests, dont un d’une valeur de Rs 4,3 millions, à « Techno World Ltd », compagnie appartenant également à Vinay Appanah. Dans ce contexte d’urgence sanitaire, certaines procédures avaient été accélérées à travers l’« Emergency Procurement » , ouvrant la voie à des pratiques plus que jamais scrutées de près. Cette diversification des entités, toutes actives dans des secteurs sensibles ou stratégiques, alimente les soupçons d’un système plus large de captation de marchés publics sous la gouvernance du MSM.

Des connexions avec l’entourage de Yogida Sawmynaden

Les liens de Vinay Appanah s’étendent également à l’entourage de Yogida Sawmynaden, ancien ministre du Commerce. Il aurait injecté Rs 2,7 millions dans la société Neeteeselec, appartenant à « l’amie d’enfance » de ce dernier, Neeta Nuckched.

De plus, Vinay Appanah avait lui-même reconnu en cour de Moka avoir été en contact avec Yogida Sawmynaden durant la période du confinement, une déclaration qui avait soulevé des questions sur la nature de ces échanges à un moment où des contrats publics étaient attribués dans l’urgence. Ils dessinent les contours d’un réseau où intérêts privés, connexions politiques et contrats publics étaient étroitement imbriqués.

Dans un contexte où la « Financial Crimes Commission » enquête déjà sur des transactions suspectes à la CNT, la figure de Vinay Appanah pourrait bien devenir centrale dans la compréhension de ce qui apparaît de plus en plus comme un système structuré. Car iul est clair qu’il y avait, sous le MSM, un mécanisme plus profond de favoritisme et d’influence entourant l’octroi des contrats publics. Les autorités vont-elles enfin agir contre ceux qui ont saigné à blanc les caisses publiques ?