[Democracy Watch Mauritius] UN’s SG: “Most impossible job in the world”

The United Nations Secretary-General has been said to hold the “most impossible job in the world”. And for just the 10th time in the organization’s history, a new candidate will soon be stepping into that role, as António Guterres ends his second term in December 2026.

United Nations Secretary-General terms last for five years and can be renewed for an unlimited number of terms, though holders historically serve no more than two. Current Secretary-General António Guterres is in his second term.

The new Secretary-General will have to make a difference on issues such as economic turbulence, superpower rivalries, artificial intelligence, inequality and climate change. In arbitrating conflicts between countries before they turn to missiles and guns. And in carrying out the very necessary reform of the Security Council, presently rendered so often impotent by the right of veto.

The choice is crucial and all countries are called upon to secure the best possible candidate, rather than relying on a rotation system (Africa, then Europe/North America, Asia, etc.). For the first time, there are already three women candidates.

It is an existential moment for the UN, the one place where each country has a voice and a vote. Mauritius will play its role.

Get it wrong, and we all feel the consequences. Get it right, and it could mark a turning point for the organization … and the world.

Finally, a general long-term question: where are we on the path towards a world government able to govern this planet in a humane and ecological manner, where we will all live happily and in peace?**

Oui peut-être au travail des enfants mais sous vigilance parentale

Texte : Journée mondiale. Travail des enfants. Un appel urgent à la vigilance (L’Express du 12.6.2026)

Commentaire de Democracy Watch : Le travail ennoblit l’homme, dit-on. Pourquoi en priver l’enfant ?

Une vénérable tradition ancestrale avait cours avant notre indépendance imposée. Plus courante dans le monde rural. Pendant les vacances scolaires, les enfants accompagnaient volontiers papa et maman, œuvrant dans les carreaux de cannes, qu’il pleuve ou fasse un soleil de plomb. Rien de facultatif. Mais une obligation acceptée.

Sur place, l’enfant, selon son âge et sa force, devait aider ses parents et vaquer à certaines tâches, comme la recherche du bois sec pour la cuisson des aliments, le fourrage et l’eau pour les bêtes, eau à puiser aussi d’une rivière ou d’une source pour les tâches domestiques.

C’était un véritable apprentissage familial. L’enfant voyait comment opéraient ses parents. Il tâchait de faire de même. On prenait la peine de lui expliquer pourquoi il fallait faire comme ceci ou comme cela. On lui indiquait les erreurs à ne pas commettre. Le pourquoi de cette dissuasion.

L’enfant savait devoir obéir à ses parents. Assez intelligent pour comprendre la rationalité de cela. Tout refus de sa part lui coûtait très cher à l’heure du repas vespéral. Ses frères et sœurs recevaient une ample portion de nourriture, mais son assiette demeurait vide. À manger seulement pour ceux qui ont travaillé. Pas de travail, pas de repas.

Il n’y a pas comme un estomac vide pour apprendre les vertus du travail anoblissant.

En ville, cela devenait plus difficile. Mais là encore, les parents les plus intelligents savaient trouver, toujours pendant les vacances scolaires, pour chaque enfant, un professionnel expérimenté et digne de confiance pour dégrossir leur progéniture. L’enfant apprenait ainsi les rudiments de divers métiers. On savait alors que l’oisiveté est la mère de tous les vices.

Il y eut quelques abus. Entre autres, des exploitations d’enfants par des adultes sans scrupules. Elles auraient été moindres si la vigilance parentale avait été plus efficace.

Puis vinrent des règlements internationaux que des pays riches, surtout occidentaux, imposèrent arbitrairement aux pays en développement. Pas de carotte, mais le bâton des notations internationales, ternissant au besoin la réputation de pays indociles, condamnés à pâtir pour les pays riches, à l’instar de l’âne, bouc émissaire fabuleux des Animaux malades de la peste.

Haro donc sur les pays pauvres tolérant le travail des enfants. Ces pays pauvres n’avaient pas sur leur conscience des Germinal (travail d’enfants de moins de 10 ans au fond des mines) ou des Oliver Twist (enfants devant mendier, sinon se prostituer, pour enrichir un salaud de la pire espèce, sous prétexte de logement inhumain et de nourriture infecte). Ils ignoraient le chat à neuf queues servant à fouetter des moussaillons dénudés à bord des navires de la Royal Navy.

Des pays riches, chargés de toutes sortes de culpabilités, s’achetaient ainsi une bonne conscience aux dépens des pays pauvres. Règlements aussi hypocrites que les dirigeants des grandes puissances, plus seulement occidentales.

Règlements interdisant le travail des enfants, mais à géométrie variable. Confer le pavé envoyé dans la mare aux canards par Jacques Maunick et nous rappelant ce que nous voulons ignorer, à savoir que les ballons de foot du championnat mondial de football sont cousus à la main par des gamins pakistanais (L’Express du 20.6.2026).

Empêchons donc nos enfants de découvrir, sous la férule parentale, la noblesse du travail sous prétexte que des hypocrites, surtout occidentaux, nous imposent ce diktat.

Mais nous oublions une seule chose : nos barons de la drogue exploitent actuellement et à profusion des enfants mauriciens pour servir de guetteurs et de bruyants rabatteurs afin d’empêcher nos policiers d’arrêter des trafiquants de drogue, des vendeurs de poison, des commerçants de la mort, dans nos quartiers et villages les plus pauvres, les plus vulnérables et les plus exposés.

Dans le passé, des règlements importés interdisaient aux enfants mauriciens d’apprendre sur le tas un métier susceptible de les intéresser plus tard. L’oisiveté aidant et l’argent facile, ils acceptent de devenir des apprentis-jockeys.

La vigilance parentale existe-t-elle encore ?

Une mesure positive annoncée sera la mise sur pied d’une filière technique pratique dans le système scolaire, mais aucun détail n’a encore été communiqué.

DWM Team