[Mensonges de Renganaden Padayachy] Les vrais détournements remontent à l’ère MSM

Renganaden Padayachy excelle dans l’art de la contradiction. Après avoir dit que la caisse de la CSG était vide lorsqu’il était ministre des Finances, il passe maintenant son temps à expliquer que « la caisse pas vide » pour justifier la gestion calamiteuse du MSM. Mais voilà qu’il accuse aujourd’hui le gouvernement actuel d’avoir détourné Rs 11 milliards de la CSG. Cette volte-face spectaculaire révèle non seulement sa mauvaise foi, mais aussi son amnésie sélective concernant le pillage systématique des deniers publics sous son mandat.

Le Junior Minister au ministère des Finaces, Dhaneshwar Damry, n’a pas tardé à rétablir les faits sur l’état réel de la CSG. Contrairement aux allégations de Renganaden Padayachy, Damry a expliqué que les Rs 11 milliards en question correspondent aux contributions normales de l’État aux fonds de pension, une obligation légale et transparente.

Les chiffres présentés par Damry montrent clairement que sous le MSM, la CSG était déjà en difficulté financière, avec des contributions insuffisantes et une gestion défaillante. Le détournement de Rs 11 milliards de la CSG, tel qu’accusé par Padayachy, relève de la pure invention, une tentative désespérée de détourner l’attention de ses propres échecs.

Les véritables détournements des fonds publics, c’est le MSM qui l’a fait. Aujourd’hui, ils prétendent tous être des saints alors qu’ils ont systématiquement pillé les caisses de l’État pour s’enrichir.

L’un des scandales les plus criants reste le système de “reward money” sous le MSM. Pas moins de Rs 1,4 milliard ont été distribués de manière opaque et partisane, transformant les fonds publics en monnaie d’échange politique. Cette pratique a créé un précédent dangereux où l’argent du contribuable servait à acheter des loyautés plutôt qu’à combattre la drogue, comme cela devait se faire.

Les décaissements suspects de la ‘Mauritius Investment Corporation’ (MIC) en faveur des Adams – notamment pour Menlo Park et Pulse Analytics – à la veille des dernières élections, ainsi que le dossier Maradiva, illustrent parfaitement comment les fonds publics ont été utilisés pour favoriser Lakwizinn elle-même et aussi des proches du régime MSM.

Renganaden Padayachy semble oublier les honoraires versés aux conseillers et membres de boards qui avaient atteint des niveaux stratosphériques. Sonah Ori et Satar Hajee Aboulah, entre autres, ont bénéficié d’honoraires onéreux qui défient tout entendement. Ces sommes astronomiques versées à des proches complaisants ne constituent-elles pas un véritable détournement déguisé des fonds publics ?

L’hypocrisie à son paroxysme

Il est particulièrement ironique de voir Renganaden Padayachy, qui a supervisé le plus grand déficit budgétaire de l’histoire récente de Maurice, accuser le gouvernement actuel de mauvaise gestion. C’est celui-là même qui a laissé un déficit de Rs 192 millions par jour qui ose aujourd’hui donner des leçons de probité financière.

La réforme de la pension, que dénonce aujourd’hui le MSM sans vergogne, n’est devenue nécessaire qu’à cause de la mauvaise gestion de Renganaden Padayachy et de son équipe. Pendant dix ans, ils ont vidé les caisses, accumulé les dettes, et laissé le système de pension au bord de l’effondrement.

Renganaden Padayachy peut continuer ses exercices de manipulation et ses accusations infondées. Le peuple mauricien, lui, n’oublie pas. Il n’oublie pas qui a vraiment pillé les caisses publiques, qui a créé ce déficit monstrueux, et qui a mis en péril l’avenir financier du pays.

Les vrais détournements, les vraies malversations, les vrais scandales financiers portent tous la signature du MSM et de son ex-ministre des Finances. Aujourd’hui, c’est ce même homme qui tente de se refaire une virginité politique en accusant ceux qui nettoient ses écuries d’Augias.

Le peuple mauricien mérite mieux que ces manipulations grossières. Il mérite la vérité, et la vérité, c’est que Renganaden Padayachy reste l’un des pires ministres des Finances que ce pays ait connus.