[Perquisitions de la FCC] NG Holdings d’Avinash Gopee dans le viseur des enquêteurs

La Financial Crimes Commission (FCC) a mené deux perquisitions cette semaine, les 7 et 9 avril 2026, visant un cabinet d’avocats ainsi que le siège de NG Holdings Ltd, compagnie liée à l’homme d’affaires Avinash Gopee. Ces opérations s’inscrivent dans une investigation plus large portant sur des flux financiers et des investissements réalisés entre 2020 et 2024.

Selon les informations disponibles, la FCC s’intéresse notamment aux conditions dans lesquelles des capitaux initiaux ont été mobilisés, à la participation d’organismes publics, ainsi qu’aux facilités de financement accordées par plusieurs banques à partir de 2021. Les enquêteurs examinent également des montages financiers soupçonnés d’avoir servi à transférer des fonds vers des juridictions étrangères.

Une perquisition entravée par une cyberattaque

Lors de leur intervention au siège de NG Holdings et dans ses filiales, les enquêteurs ont été confrontés à un obstacle de taille : une attaque informatique de type ransomware ayant récemment paralysé les serveurs du groupe, rendant l’accès aux données impossible. Malgré cela, les experts du Digital Forensic Laboratory de la FCC ont réussi à identifier une plateforme de sauvegarde en ligne et à sécuriser les données disponibles.

L’opération, menée simultanément sur plusieurs sites, s’est étendue sur environ 23 heures. Face à la concomitance de cette cyberattaque et à des cas similaires relevés dans une autre enquête impliquant un groupe hôtelier, une procédure distincte a été ouverte pour faire la lumière sur cet incident de cybersécurité.

Un dossier à forts enjeux financiers et publics

Au-delà des aspects techniques, cette enquête intervient dans un contexte déjà marqué par de nombreuses interrogations autour des activités d’Avinash Gopee et de ses sociétés. Ces dernières années, l’homme d’affaires, blue-eyed boy de Lakwizinn, s’est retrouvé au centre de controverses liées à l’attribution de contrats publics, à la location de bâtiments à des institutions étatiques, ainsi qu’à des facilités financières obtenues auprès d’organismes publics et de banques.

Parmi les éléments ayant suscité des critiques figurent notamment des contrats de location impliquant des entités publiques pour des montants mensuels de plusieurs millions de roupies, ainsi que des financements importants accordés dans le cadre de projets immobiliers. Des questions ont également été soulevées quant à l’implication d’organismes publics dans certains investissements et à la transparence des processus décisionnels.

Dans ce contexte, les perquisitions menées par la FCC apparaissent comme une étape clé visant à établir la traçabilité des flux financiers et à déterminer l’éventuelle existence d’irrégularités.

Analyses en cours, développements attendus

Les documents et supports numériques saisis sont actuellement en cours d’analyse par les équipes de la FCC. L’institution indique que l’enquête progresse activement et que des développements significatifs pourraient intervenir dans les prochains jours.

Alors que les investigations se poursuivent, ces opérations confirment la volonté des autorités de faire la lumière sur un dossier sensible, à la croisée d’enjeux financiers majeurs et de fortes implications institutionnelles.