[Veuves et retraitées dans le piège présumé d’un faux investisseur] 15 nouvelles plaintes accablent Hemraj Mohohur

L’étau continue de se resserrer autour d’Hemraj Mohohur. Déjà au cœur d’une vaste enquête de la Financial Crimes Commission (FCC) pour des soupçons d’escroquerie, cet habitant de Solférino, âgé de 64 ans, fait désormais face à une nouvelle vague de dénonciations. Quinze nouvelles personnes se sont récemment manifestées auprès de la commission anticorruption, affirmant avoir été victimes de ses agissements présumés. Ces nouvelles plaintes viennent alourdir un dossier déjà particulièrement volumineux et renforcent les soupçons des enquêteurs, qui n’excluent pas que d’autres victimes se présentent dans les semaines à venir.

Arrêté le mois dernier, Hemraj Mohohur est soupçonné d’avoir orchestré pendant plusieurs années un stratagème sophistiqué visant principalement des personnes particulièrement vulnérables. Selon les premiers éléments de l’enquête, il ciblait essentiellement des veuves ainsi que des femmes dont les conjoints étaient gravement malades. Les enquêteurs estiment que le suspect exploitait délibérément leur fragilité émotionnelle et financière pour gagner leur confiance avant de les convaincre de lui remettre d’importantes sommes d’argent.

Les investigations menées par la FCC ont permis de retracer des transactions financières totalisant près de Rs 65 millions. Les autorités soupçonnent que ces mouvements de fonds soient directement liés aux activités d’escroquerie présumées du sexagénaire. Les enquêteurs poursuivent actuellement l’analyse de ces flux financiers afin d’identifier l’ensemble des bénéficiaires, de déterminer la provenance exacte des fonds et d’établir si d’autres personnes ont participé au réseau présumé.

L’enquête a également mis au jour un mode opératoire soigneusement élaboré. Afin de brouiller les pistes et de renforcer sa crédibilité auprès de ses victimes, Hemraj Mohohur aurait utilisé plusieurs fausses identités. Il se présentait notamment sous les noms de « Manoj» ou encore « Raj ». Sous ces différentes identités, il approchait ses futures victimes en leur promettant des opportunités d’investissement particulièrement lucratives. Il leur assurait que leurs économies pourraient générer des bénéfices importants en peu de temps, suscitant ainsi leur intérêt et leur confiance.

Selon les témoignages recueillis, le suspect ne réclamait toutefois pas immédiatement de grosses sommes d’argent. Il prenait d’abord le temps de développer une relation de confiance avec ses interlocutrices. Une fois ce lien établi, il changeait progressivement de discours. Il expliquait alors traverser une période financière difficile, tout en affirmant que cette situation n’était que temporaire. Prétextant des problèmes de trésorerie ou des difficultés passagères, il sollicitait l’aide financière de ces femmes, promettant de les rembourser rapidement ou de leur offrir un retour sur investissement encore plus important.

C’est à ce stade que de nombreuses victimes auraient accepté de lui remettre leurs économies. Certaines lui ont confié l’intégralité de leur pension de retraite, tandis que d’autres ont puisé dans les indemnités d’assurance perçues après le décès de leur époux. Pour plusieurs d’entre elles, ces sommes représentaient les économies de toute une vie ou le seul filet de sécurité dont elles disposaient pour assurer leur avenir. Mais selon les plaintes enregistrées, une fois l’argent obtenu, Hemraj Mohohur coupait tout contact. Les promesses de remboursement restaient sans suite et le faux investisseur présumé devenait injoignable.

Les quinze nouvelles plaintes déposées ces derniers jours présentent, selon les enquêteurs, un scénario très similaire à celui décrit par les premières victimes. Les montants remis varient d’une personne à l’autre, mais les méthodes employées seraient pratiquement identiques. Les enquêteurs examinent désormais chaque dossier afin de vérifier les éléments de preuve disponibles, notamment les relevés bancaires, les échanges de messages, les reçus de transferts d’argent et les éventuels contrats ou documents remis aux victimes.

Face à l’ampleur des faits allégués, la FCC poursuit ses investigations sur plusieurs fronts. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si le suspect agissait seul ou s’il bénéficiait du soutien d’autres personnes pour mettre en œuvre son système présumé. Cette hypothèse semble se renforcer puisque deux présumés complices ont déjà été interpellés dans le cadre de cette affaire. Parmi eux figure le propre frère d’Hemraj Mohohur, dont le rôle exact fait actuellement l’objet d’investigations approfondies. Les autorités cherchent à établir si ces individus ont participé aux opérations financières, facilité certains transferts ou encore contribué à rassurer les victimes.

Depuis son arrestation, Hemraj Mohohur demeure en détention. À plusieurs reprises, la Financial Crimes Commission s’est opposée à sa remise en liberté sous caution, estimant que les risques liés à l’enquête demeuraient importants. Les autorités redoutent notamment une possible interférence avec les investigations en cours ou un risque de pression sur d’éventuels témoins. Les tribunaux ont jusqu’à présent maintenu le suspect en prison, permettant ainsi aux enquêteurs de poursuivre sereinement leurs vérifications.

L’affaire est aujourd’hui loin d’être terminée. La multiplication des plaintes laisse penser que le nombre de victimes pourrait être beaucoup plus élevé que celui actuellement recensé. La FCC poursuit activement ses investigations et encourage toute personne estimant avoir été trompée par Hemraj Mohohur, ou par un individu utilisant les identités de « « Manoj  » ou « Raj », à se manifester. Les prochains développements de cette enquête pourraient ainsi révéler une fraude d’une ampleur encore plus importante, tant par le nombre de victimes que par les sommes potentiellement détournées.