Laurie Grande Oreille, coach et culturiste : Le désir de toujours se surpasser

Âgée de 27 ans, Laurie Grande Oreille est un coach sportif pluridisciplinaire de haut niveau. Consacrée Miss Bikini chez les culturistes, elle nous décrit son parcours avant d’atteindre les marches du podium.

Laurie Grande Oreille est âgée de 27 ans et habite à Trou d’Eau Douce. Elle nous explique que cela fait déjà 8 ans qu’elle est coach sportif. Jeune et talentueuse, Laurie Goreille est aussi une fonceuse, et elle a fait de sorte que sa passion, le sport, devienne son métier. « Je suis pleinement satisfaite de mon choix de carrière. Je dois aussi dire que le sport me permet de m’épanouir comme femme », dit-elle.

Tout a commencé au collège Darwin à Centre-de-Flacq, qu’elle fréquentait à l’époque. Comme beaucoup de jeunes, elle se sentait un peu perdue et ne savait pas trop quoi faire de sa vie. À un moment, elle avait même pris un mauvais chemin en consommant de l’alcool. Mais vu qu’elle était une athlète performante, elle s’était dit qu’elle allait faire en sorte que le sport deviendrait son métier. « C’est vers cette période que j’avais pris la décision que je deviendrais coach sportif », dit-elle. Qui plus est, « le sport m’a permis de ne plus consommer d’alcool », dit-elle.  

Elle a par la suite suivi une formation comme ‘Certified Fitness Coach’ à Port-Louis. En 2017, elle a finalement été certifiée comme coach sportif. Elle a travaillé en premier lieu au club sportif Win Champion à Centre-de-Flacq.

Après avoir acquis une certaine expérience, elle a opté pour travailler comme ‘fitness coach’ dans l’hôtellerie. Et cela fait déjà 5 ans qu’elle travaille à l’hôtel One and Only Le Saint Géran à Belle-Mare, pour les séances de remise en forme des clients. « Je dois dire que le secteur de l’hôtellerie m’a permis de m’ouvrir dans ce domaine », dit-elle. Elle travaille aussi à temps partiel comme coach au gym ‘Basic Fitness’ à Trou d’Eau Douce.

Laurie Grande Oreille ne s’est pas spécialisée dans une seule discipline sportive et elle est une coach pluridisciplinaire, y compris dans la musculature. Autant dire que le domaine de sport ne détient plus aucun secret pour elle.

Quelle sont les difficultés qui ont jalonné son parcours ? Laurie nous explique qu’elle a connu beaucoup de stress pour pouvoir arriver jusqu’ici. « Au début, lorsque je m’étais lancée dans ce domaine, j’avais du mal à m’adapter à cette vie mais peu après, avec une pratique intensive, tout a changé », nous dit-elle.

Elle a aussi participé dans plusieurs compétitions. Ainsi, pour la compétition ‘Eric Favre Indian Ocean Miss Bikini Men Physique and Miss Figure’ tenue en 2019, organisée par la New Bodybuilding Federation, elle avait été consacrée Miss Bikini dans la catégorie ‘Bodybuilding’ pour une durée de 3 ans. « Cela m’avait demandé beaucoup de patience avant d’atteindre cet objectif, et c’est à partir de là que j’ai pu devenir une coach vraiment disciplinée », dit-elle.

Elle a ensuite participé à une autre compétition internationale qui s’était tenue à Maurice. Mais cette fois-ci, elle n’avait pas obtenu la couronne tant convoitée de Miss Bikini, mais avait décroché la deuxième place. Ce qu’elle n’a pas vraiment digéré. Mais elle n’a jamais baissé les bras. « Mais cela m’a permis de prendre conscience de mes faiblesses pour m’améliorer à l’avenir », dit-elle.

Les membres de sa famille ainsi que son petit ami l’ont vraiment motivée pour qu’elle puisse arriver jusqu’ici. « Mon petit ami est aussi mon coach et il me motive et m’encourage à aller de l’avant », nous confie la jeune fille.

Laurie Goreille est pleinement consciente de ses responsabilités auprès des jeunes. « En étant coach, vous devez être un modèle pour les jeunes générations. Vous devez pouvoir les encourager à suivre le même parcours que vous », affirme-t-elle.

Quels sont les conseils qu’elle voudrait prodiguer aux jeunes qui veulent devenir sportifs de carrière ? « Premièrement, il faudrait s’abstenir des boissons alcoolisées et des cigarettes. C’est la chose la plus importante lorsqu’on veut devenir sportif, car il faut une bonne santé », dit-elle.

Mais elle avertit que pour participer comme athlète dans une compétition, c’est une autre paire de manches. Elle explique ainsi qu’il faut s’entrainer intensivement et qu’il faut y consacrer beaucoup de temps pour pouvoir réussir. D’autres part, les dépenses sont légion. « Il faudrait par exemple investir sur vous-même et dans votre alimentation. Un corps d’Apollon ne se construit pas en un jour mais cela exige du temps », explique-t-elle.

Laurie Goreille demande toutefois à ceux et celles qui veulent choisir le sport comme carrière de ne pas baisser les bras. « Ils doivent continuer à persévérer car la persévérance apportera ses fruits », conclut-elle.

Anouskha Bhugaloo

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